Crowdfunding immobilier : un nouveau souffle pour la promotion immobilière ?

Le crowdfunding immobilier : une nouvelle source de financement pour le secteur de la promotion immobilière ?
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Crowdfunding immobilier : une nouvelle source de financement pour l’immobilier ?

Le crowdfunding immobilier : une nouvelle source de financement pour le secteur de la promotion immobilière ?

Le Crowdfunding immobilier : une nouvelle source de financement pour le secteur de la promotion immobilière ?

Le crowdfunding a le vent en poupe et se décline désormais aussi en immobilier. Explications.

Selon le baromètre publié par l’Association Financement Participatif France (FPF), les plates-formes françaises ont collecté 133.2 millions d’euros au premier semestre 2015, contre 66.4 millions sur la même période en 2014.
« En cumul, ce sont près de 400 millions d’euros qui ont été collectés grâce au crowdfunding depuis le lancement des plates-formes » estime la FPF. »

Non contentes de toucher un public de plus en plus large – 1.75 millions de français auraient participé au moins une fois à un projet de crowdfunding – les plates-formes de financement participatif s’intéresse désormais au secteur de l’immobilier.

Principe du crowdfunding immobilier

Comme pour les autres secteurs du crowdfunding, le principe de base reste de mettre en relation des porteurs de projets immobiliers avec des internautes prêts à les financer. Des promoteurs immobiliers, dont le dossier et le sérieux sont supposés avoir étés validés par la plate-forme, font appel à des particuliers qui investissent sous forme d’actions ou d’obligations et se partagent les éventuels bénéfices au terme du chantier une fois que tous les lots immobiliers ont étés vendus.
Ce mouvement est encore très récent et il est donc difficile d’en évaluer la portée. Toutefois, les professionnels du secteur avancent qu’au premier semestre 2015, les fonds levés par les plates-formes de crowdfunding immobilier représenteraient 8 millions d’euros, soit 30% des montants totaux recueillis par le crowdfunding français.

Les professionnels de l’immobilier s’y mettent aussi

Le marché du crowdfunding immobilier en est encore à ses balbutiements et deux plates-formes concentrent pour le moment le marché : WiSEED et Anaxago. La concurrence est toutefois en plein boom et les professionnels du secteur sont bien décidés à s’engouffrer dans la brèche. Ainsi du bordelais Crowdfunding-immo.fr ou encore de la plate-forme Lymo.fr, filiale à 7% de Bouygues Immobilier.
Les poids lourds de l’immobilier ont tout intérêt à lancer leurs propres plates-formes puisque leur expertise en matière d’immobilier représente un vrai atout pour se détacher du lot : on ne s’improvise pas promoteur immobilier et pour obtenir de bons résultats, gagner la confiance des internautes et durer sur le long terme, il faut être capable de sélectionner des projets immobiliers solides : détailler la composition du programme, s’assurer qu’il correspond à la demande et au marché immobilier local, que le prix de vente des biens est cohérent, etc. « Nous détaillons la composition du programme, notamment, afin de s’assurer que le nombre de T2 ou de T3 prévus correspond bien à la demande locale. En cas de doute, nous achetons une étude de marché, une dépense normale au regard d’un tel projet », expliquait Vincent Silléguen, co-fondateur de crowdfunding-immo.fr aux Echos.

Une bouffée d’air frais pour les petits promoteurs immobiliers ?

Certains observateurs du secteur estiment que cette nouvelle forme de financement participatif immobilier pourrait permettre de débloquer des situations et redonner un peu de liberté de mouvement aux promoteurs immobiliers les plus modestes. Dans un secteur qui tourne au ralenti depuis quelques années, les banquiers demandent entre 25 et 30% d’apport avant d’accorder leur appui à un nouveau chantier. Le crowdfunding immobilier peut permettre de réunir cette somme et pallier le manque de fonds propres des petits promoteurs immobiliers.

SCI et crowdfunding

Il existe également une autre forme de crowdfunding immobilier, ayant cette fois trait aux SCI. En résumé, certaines plates-formes permettent à l’internaute d’investir dans une Société Civile Immobilière (SCI) co-détenue avec les autres investisseurs. La SCI achète un bien immobilier et les participants touchent une quote-part du loyer.
L’idée semble séduisante en théorie – investissement réduit, mutualisation des risques – mais comporte des pièges pour les néophytes et a mis en alerte les autorités du secteur. Ainsi, l’Autorité des Marchés Financiers (AMF) a publié il y a quelques mois un communiqué pour rappeler que « l’investisseur est responsable des dettes de la société sur son patrimoine personnel au-delà des sommes investies. Très concrètement, les créanciers de la société pourront saisir les biens personnels de l’investisseur si la société ne parvient pas à payer ses dettes et obligations ». L’AMF recommande donc de faire preuve de prudence en prenant le temps de bien se renseigner avant d’investir via une plate-forme.

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