Immobilier de luxe : Paris attire les investisseurs étrangers

[Total : 0    Moyenne : 0/5]
Tweet about this on TwitterShare on Facebook0Share on Google+0

Immobilier de luxe : les étrangers voient en Paris une fiscalité avantageuse

Immobilier de luxe Paris.

Immobilier de luxe Paris, une ville attractive pour les investisseurs étrangers.

Les dispositifs de défiscalisation pratiqués en France confortent sa place de choix parmi les pays les plus recherchés en terme d’investissement dans l’immobilier de luxe. Dans le top 10 des villes les plus chères au monde, Paris devance ses homologues Londres, Moscou, Hong-Kong, New York en terme d’attractivité selon le réseau londonien Savills. La place des acquéreurs de nationalité étrangère influence le marché de l’immobilier de luxe à Paris.

Immobilier de luxe Paris : une fiscalité moins lourde

Les acquéreurs étrangers jouent un rôle déterminant dans certains segments du marché de l’immobilier en France, notamment dans le domaine de l’immobilier de luxe. En juillet 2015, l’on estime à plus de 8 % le taux d’acquéreurs étrangers à Paris avec un taux d’augmentation de 3 % en quatre ans. La dernière étude du réseau Savills, partenaire de l’agence parisienne Varenne, démontre une fiscalité immobilière moins lourde que dans les autres grandes capitales mondiales. Si à Hong Kong, célèbre paradis fiscal pour beaucoup d’étrangers, l’investisseur est tenu de s’acquitter d’une taxe de mutation de 15 % sur le prix du bien acheté, à Paris, cette dotation est limitée à 4,5 %. Aux États-Unis, les impôts fonciers sont à la fois versés à l’État et à la municipalité, engendrant des frais de détention très élevés. À New York entre autres, les propriétaires paient une taxe annuelle de près de 2 % de la valeur de leurs biens immobiliers achetés. L’étude de Savills prend également en compte le coût de détention d’une habitation de luxe pendant 5 ans. À Hong Kong comme à New York, les acheteurs auront déboursé respectivement plus de 25 % et 16 % du prix d’achat initial dans cette période. Les étrangers préfèrent donc investir à Paris où les frais de détention n’excèdent pas les 13 % du prix d’achat.

Qu’en est-il du pouvoir d’achat des investisseurs étrangers ?

Les statistiques de 2014 et 2015 en disent long sur l’augmentation du pouvoir d’achat des investisseurs étrangers à Paris. Et pour cause, les acheteurs ont largement profité de la baisse de l’euro pour acquérir des biens immobiliers de luxe au-delà d’un million d’euros. Si en janvier 2014, il fallait débourser un peu plus de 4 millions de dollars pour acheter une maison à 3 millions d’euros, aujourd’hui, il n’en faut plus que 3 millions de dollars, soit un gain de plus de 18 % en pouvoir d’achat. Les Anglais et les Américains sont par conséquent les mieux lotis, mais ils ne sont pas les seuls. Les ressortissants des pays émergents leur font de l’ombre. Ces nouveaux riches qui placent leurs dollars américains « ailleurs » jouent un rôle grandissant dans les flux d’investissements. Certains documents administratifs consultés par la presse locale et étrangère en 2013 et 2014 montrent par exemple que le Qatar s’est constitué un patrimoine immobilier de plus de 5 milliards d’euros en France, avec la part belle sur les acquisitions à Paris. Le Grand Hôtel, temple du luxe, compte entre autres parmi les biens achetés récemment.

Quelles sont les perspectives pour 2016 ?

Malgré l’inflation engagée cet été, avec une augmentation du prix des biens immobiliers à +1,4% en Île-de-France, les notaires tablent sur un marché plus avantageux d’ici à début 2016. Ils anticipent en effet un retour à la baisse susceptible d’entraîner un nouvel effet de stabilité dans le secteur de l’immobilier de luxe pour les étrangers à Paris. Une baisse des prix n’est pas non plus à exclure d’ici quelques mois, les biens immobilier de luxe étant considérés comme surévalués dans la capitale. Toujours est-il que cette possible réalisation de plus-value figurerait parmi les raisons incitant les acheteurs étrangers à investir à Paris. Sur le long terme, ils compteraient revendre leurs biens à des prix encore plus élevés que ceux enregistrés ces dernières années à d’autres investisseurs étrangers. Le non-paiement de contributions sociales généralisées (CSG) pour les étrangers ne bénéficiant pas de la Sécurité sociale française serait un avantage de plus. Cette catégorie d’étrangers n’aura rien à payer sur les revenus ainsi générés par leur patrimoine en France selon la décision de la Cour de Justice de l’Union Européenne promulguée en février 2015.

Tweet about this on TwitterShare on Facebook0Share on Google+0