Assurance vie ou immobilier locatif ?

assurance vie ou placement immobilier
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Immobilier locatif en loi Pinel ou assurance-vie : le match

assurance vie ou placement immobilier

Assurance vie ou placement immobilier

Depuis plusieurs années, l’assurance vie reste le placement préféré des français. Pourtant, de plus en plus de français choisissent d’investir sur de l’immobilier locatif.

Alors, immobilier ou assurance-vie, quel est le meilleur placement ? Investir Immobilier fait le point. Acheter pour louer ou placer son épargne sur une assurance-vie ne relève pas de la même démarche.

Pour choisir le meilleur placement, il faut déterminer lequel correspond le mieux à sa situation.

Immobilier locatif ou assurance vie : quelles sont les différences ?

La première différence entre les deux placements porte sur la liquidité. Un investissement sur de l’immobilier locatif est très peu liquide : l’épargne est en principe immobilisée pour plusieurs années. Pour pouvoir récupérer l’argent en cas de besoin il faudra d’abord revendre le bien immobilier.

Non seulement les délais peuvent être très longs et le marché immobilier ne pas être le plus intéressant à ce moment-là, mais la revente anticipée – c’est-à-dire avant les 9 ans minimum imposés par les dispositifs de défiscalisation – fait perdre les avantages fiscaux ouverts par les dispositifs de défiscalisation immobilière de type loi Pinel ou loi Girardin. Dans certains cas le particulier peut même être contraint à rembourser une partie des avantages fiscaux reçus.

L’assurance vie est, elle, beaucoup plus souple puisque l’on peut facilement retirer de l’argent sur son contrat en cas de nécessité. L’impact d’un retrait n’est que sur la fiscalité des plus-values déjà réalisées au moment du retrait. Mais ce dernier est toujours possible et peut être immédiat (contrairement à la vente d’un bien immobilier qui prend du temps).

La seconde différence porte sur la fiscalité : avec une assurance-vie, tant qu’aucun retrait n’est effectué, les gains sont exonérés d’impôts sur le revenu – seuls seront taxés les prélèvements sociaux sur les intérêts des contrats et fonds en euros.

Après les huit premières années, lors d’un retrait partiel ou total, les gains contenus dans les retraits seront soumis à l’impôt sur le revenu au barème progressif ou sur option à un prélèvement forfaitaire de 7,5% s’ils sont supérieurs à 4.600 euros par an pour un célibataire et 9.200 euros par an pour un couple. En dessous de ces seuils, les gains ne sont pas soumis à l’impôt sur le revenu.

L’investissement immobilier est lui soumis à l’imposition sur les revenus fonciers mais il existe plusieurs dispositifs de défiscalisation immobilière qui permettent d’améliorer la rentabilité d’un investissement locatif en amortissant une partie du prix d’achat du bien via des réductions d’impôts.

La troisième différence porte sur la capacité d’épargne. Même si un investissement en immobilier locatif est possible avec un apport minime, l’assurance-vie reste le placement le plus facilement accessible avec un budget restreint.

Immobilier locatif ou assurance vie : définir ses objectifs

Pour trancher entre investir en immobilier locatif et investir dans une assurance-vie, le particulier doit d’abord faire le point sur sa situation financière : est-elle stable ? Quelle est sa capacité d’épargne mensuelle ? Quel est son taux d’endettement ? Qu’attend-il de ce placement ?

L’investissement immobilier locatif permet de se constituer rapidement un capital par le recours à un crédit. Il implique donc d’avoir une capacité d’endettement suffisante et d’être capable d’immobiliser son épargne sur plusieurs années : pour profiter au mieux des avantages fiscaux de dispositifs de défiscalisation comme la loi Pinel, le propriétaire s’engage généralement à laisser son bien en location sous certaines conditions pour une durée minimum de 9 ans. Une fois le prix d’achat amorti, le bien peut devenir résidence principale ou secondaire ou être laissé en location afin de générer un revenu complémentaire.

Le contrat d’assurance-vie est moins contraignant : l’épargne est moins figée, les montants prélevés mensuellement sont faibles. Par ailleurs, plus un contrat d’assurance vie est vieux plus sa fiscalité est intéressante. En revanche la constitution d’un capital ne passe que par l’épargne du particulier.

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