Investissement locatif à Paris : le cas des studettes

Investissement locatif à Paris, relance du marché de la studette
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Investissement locatif à Paris : doit-on remettre les studettes sur le marché ?

Investissement locatif à Paris, relance du marché de la studette

Investissement locatif à Paris, relance du marché de la studette.

Suite à la pénurie de logements qui sévit dans la capitale parisienne, les chambres de bonnes, autrefois habitées par les domestiques sont aujourd’hui loués par les travailleurs à revenus modestes ou les étudiants. Cependant, avec l’abattement fiscal et les règlements sanitaires imposés pour ce type de logement, les propriétaires sont contraints de s’adapter aux normes exigées et finissent par les retirer du marché immobilier. Afin de rétablir la situation, la municipalité de la ville de Paris tente de remonter la pente en appliquant de mesures financières plus incitatives au profit des bailleurs immobiliers pour l’investissement locatif à Paris.

Les studettes de nos jours

Auparavant, une chambre de bonne était un appartement de taille très réduite destiné à loger les domestiques. Aménagé sous la toiture, éclairé par des lucarnes,.. Ce petit espace plus ou moins isolé ne répondait pas aux exigences de confort. Actuellement, à Paris, ces locaux sont de plus en plus demandés sur le marché immobilier. Cela est dû au fait que nombreux sont ceux qui ne remplissent pas les conditions financières exigées par les bailleurs. Ainsi, ils ne parviennent pas à obtenir un logement décent. Face au développement de cette branche immobilière, les pouvoirs publics de la ville ont décidé d’imposer des règlements sanitaires qui régissent l’investissement locatif à Paris des anciennes chambres de bonnes ou studettes.

Avec cette réglementation, les autorités définissent des normes de décence à respecter. De prime abord, la législation stipule qu’une petite habitation en location doit être suffisamment équipée et aérée pour assurer le confort du locataire. Puis, son intérieur doit abriter une pièce principale dotée d’une surface minimale de 9 m² est d’une hauteur de 2,20 m. Cependant, la mise en location d’un espace d’un logement de moins 9 m² est autorisée à condition que celui-ci présente au minimum 20 m3 de volume.

Investissement locatif à Paris : de nombreuses studettes inoccupées

Dans la ville parisienne, les chambres de bonnes abondent. Ces petits logements sont surtout localisés dans le 16e arrondissement de Paris et dans la partie ouest de la ville. Ils sont particulièrement regroupés dans les grands établissements bourgeois qui ont été bâtis entre 1830 et 1914. Spacieux, ces derniers réservent deux étages pour les chambres des domestiques.

Par ailleurs, d’après les données de l’atelier parisien d’urbanisme (ou APUR), on constate qu’à Paris, 100 000 studettes, soit 85 % des chambres de services proposées dans la ville demeurent encore inhabitées. Dans cette situation, les règlements sanitaires sont pointés du doigt. En effet, avec l’arrivée du dernier décret de 2002, les bailleurs éprouvent du mal à respecter les normes de décence imposées par la loi, telle que la superficie minimale exigée, l’établissement d’un système d’évacuation, etc. de plus, le régime fiscal qui régit la location des micro-logements décourage également les propriétaires. Avec une taxe annuelle assez élevée, ces derniers ne veulent plus mettre en location leurs petits appartements.

Investissement locatif à Paris : la municipalité de Paris fait le nécessaire pour relancer la location de studettes

Face à la forte augmentation de la demande de location, les membres du Conseil de Paris cherchent par tous les moyens des solutions incitatives pour l’investissement locatif à Paris dans ces petits appartements vacants. La municipalité de la ville considère cette opportunité comme le fer de lance du secteur immobilier de la capitale. Pour cela, plusieurs initiatives immobilières ont été établies.

Ainsi, Iand Brossat, le maire adjoint chargé du logement et de l’hébergement a proposé le bail Multiloc’. Ce dispositif s’applique aux logements en location dont la surface est au minimum de 14m². Grâce cette nouvelle mesure, le propriétaire bénéficie d’une prime d’entrée et d’une aide financière destinée à la réhabilitation du lieu. La municipalité s’engage par ailleurs à payer les cotisations et les garanties liées aux risques locatifs de l’habitation. En contrepartie, le locataire peut louer la studette à prix bas, soit 20 % de moins par rapport à celui qui est proposé sur le marché immobilier du quartier.

D’autres mesures incitatives ont été déjà établies pour soutenir les travaux de rénovation comme le conventionnement de l’Anah, la prime d’énergie, etc. Avec ces dispositifs, les propriétaires ne seront plus découragés par l’exigence des caractéristiques de décence imposée par le décret de 2002.

Par ailleurs, le Conseil de Paris a déjà envisagé de négocier avec les propriétaires pour faciliter la vente de ces petits logements. Le but est de les réunir dans un projet d’aménagement urbain. Dans ce programme, la municipalité veut aménager ces chambres de services en logements sociaux. Grâce à ce projet de réhabilitation, le déficit de logements sur la capitale serait en partie résolu.

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