Prêt à taux zéro : du nouveau pour les primo-accédants

Prêt à taux zero 2016 : coup de pouce pour les primo-accédants.
[Total : 0    Moyenne : 0/5]
Tweet about this on TwitterShare on Facebook0Share on Google+0

Prêt à taux zéro : le coup de pouce du gouvernement pour aider les primo-accédants

Prêt à taux zero 2016 : coup de pouce pour les primo-accédants.

Prêt à taux zero 2016 : coup de pouce pour les primo-accédants.

À titre de rappel, le Prêt à taux zéro (PTZ) désigne le prêt aidé permettant d’acquérir sa première résidence. Il s’agit d’une offre de prêt soumis à conditions. La résidence en question doit effectivement être neuve et vouée au titre de résidence principale. Dans certains cas, il peut néanmoins être question de logement ancien. Le Prêt à taux zéro, PTZ fait également office de complément à un crédit immobilier à proprement parler.

Quelques mots sur les critères d’octroi du Prêt à taux zéro

La seule appellation Prêt à taux zéro suffit à susciter l’intérêt des primo-accédants. Ses critères d’octroi adoptés actuellement confèrent pourtant à ce type de prêt un caractère pour le moins contraignant. Parmi les plus décriés figurent certainement les conditions de ressources. Elles varient quant à elles en fonction de deux éléments, à savoir le nombre des occupants du logement en question et son emplacement géographique. Les ressources maximales d’une personne qui va vivre seule dans le logement financé sont fixées à 22 000 euros, s’il s’agit d’un logement localisé dans la Zone C. Le montant est de 115 000 euros pour une famille de 8 personnes souhaitant acquérir sa première résidence principale dans la Zone A. L’emplacement géographique se déclinant en cinq zones : Zone A, Zone B1, Zone B2 et Zone C.

Une réforme paraphée à l’avance par François Hollande

À compter du 1er janvier 2016, le Prêt à taux zéro, PTZ, va davantage profiter aux primo-accédants. Ce prêt aidé va effectivement être assorti de quatre pistes d’élargissement qui entreront en vigueur à cette date. L’annonce du Président de la République survenue fin septembre 2015 confère un caractère certain à cette information. Qui plus est, lors de son passage en région Lorraine le 29 octobre, François Hollande a exhorté son gouvernement à se hâter de lui présenter des propositions concrètes. Il faut pourtant se plier aux formalités. En effet, ces critères d’octroi amendés doivent encore être présentés sous forme de propositions par le Ministère du Logement, de l’Égalité des territoires et de la Ruralité, avant son intégration par voie d’amendement au Projet de loi de finances 2016.

Survol des quatre critères d’extension du Prêt à taux zéro

Le premier critère concerne la part représentée par le PTZ dans un crédit immobilier. Plafonnée actuellement à 26 %, celle-ci va être étendue jusqu’à 40 %.

Le second critère porte sur le différé d’amortissement qui va être fixé à un minimum de 5 ans toutes tranches de revenus confondues. Pour l’heure, cet avantage est plus ou moins réservé aux ménages modestes, lesquels peuvent profiter de 14 ans de différé. Ce nouveau différé revêt également une forme de coup de pouce à l’endroit des jeunes désireux d’accéder à la propriété. Il fait ainsi du PTZ une alternative aux garanties, ou encore à la caution hypothécaire de la part des parents.

Le troisième critère s’applique quant à lui au plafond de ressource. Il profite notamment aux classes moyennes qui seront plus nombreuses à pouvoir accéder au PTZ.

Enfin, la notion de critère d’élargissement prend tout son sens avec le quatrième critère : extension du PTZ dans l’immobilier ancien à la quasi-totalité du territoire. 30 000 communes rurales pourront bénéficier de ce prêt aidé dès début 2016, contre seulement 6 000 communes appartenant à la zone C dans l’offre actuelle. À noter que le PTZ dans l’ancien implique des travaux, dont le cout est de l’ordre de 25 % du prix d’achat.

Une correction des réformes de 2012

Ces amendements qui seront effectifs à compter de 2016 vont certainement susciter à nouveau l’engouement des primo-accédants. Ils viendraient ainsi redorer le blason du PTZ qui s’est retrouvé sous les feux des critiques à la suite des réformes introduites en 2012. Jugées trop drastiques notamment au niveau des conditions d’octroi, celles-ci ont pratiquement divisé par 7 le nombre de projets financés, en partie bien évidemment par PTZ en seulement 3 ans (351 392 en 2011 et 48 096 en 2014).

Tweet about this on TwitterShare on Facebook0Share on Google+0